Sarah Ferguson et P. Diddy : la relation secrète “amis avec avantages” qui secoue la famille royale britannique

Yvan Pedri
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Des révélations explosives issues d’un livre à paraître éclaboussent la duchesse d’York. Entre liaisons sulfureuses, scandales financiers et proximité troublante avec des hommes controversés, l’image de Sarah Ferguson vole en éclats.

On croyait avoir tout entendu sur la famille York. On avait tort.

Andrew Lownie, biographe britannique reconnu, publie le 21 mai un ouvrage intitulé Entitled dans lequel il dévoile des pans entiers d’une vie royale bien loin des apparences. Et parmi les révélations les plus stupéfiantes figure une relation secrète entre Sarah Ferguson, duchesse d’York, et le rappeur américain Sean Combs, alias P. Diddy.

Une histoire qui dure des années

Selon deux sources distinctes citées dans le livre, tout aurait commencé en 2002. P. Diddy rencontre Sarah Ferguson pour la première fois à New York, lors d’une fête organisée par Ghislaine Maxwell. Deux ans plus tard, leur relation bascule dans quelque chose de bien plus intime.

Un ancien associé du rappeur confirme que leur liaison “amis avec avantages” débute en 2004 et dure plusieurs années. Ils se retrouvent en Europe, en Afrique, dans des hôtels de grand luxe. “Ils se retrouvaient dans des hôtels luxueux… Ils ont séjourné une fois dans un hôtel sept étoiles à plus de 58 000 euros la nuit. Ils ne lésinent pas sur les dépenses”, rapporte une source proche du dossier.

En 2006, P. Diddy lance même un parfum baptisé Unforgivable, qu’il dit avoir été inspiré par Sarah Ferguson et la façon dont elle aimait qu’un homme sente bon.

Des fêtes “sauvages” et une fille de 16 ans dans le tableau

Ce qui trouble davantage encore, c’est que Sarah Ferguson aurait présenté ses filles à plusieurs reprises au rappeur. Notamment lors d’un week-end sur un yacht en 2006, en compagnie d’Eugenie, qui n’avait alors que 16 ans.

“Les fêtes de Sean étaient sauvages”, confie un membre du personnel de la famille royale. “Le fait qu’elle ait amené Eugenie était alarmant.”

Un ancien employé du label Bad Boy Records ajoute que Diddy était “obsédé par la famille royale”, qu’il se vantait de sa relation avec Sarah, et qu’il aurait un jour déclaré “qu’il avait hâte que les filles de Fergie atteignent l’âge adulte”. Des mots qui, à la lumière des charges pesant aujourd’hui contre lui, résonnent de façon particulièrement sinistre.

En 2025, P. Diddy a été reconnu coupable de deux chefs d’accusation liés au proxénétisme et condamné à 50 mois de prison.

“Elle ne peut pas se poser avec un homme bien”

Ce tableau ne surprend pas tout le monde. Une source au sein du palais l’exprime sans détour dans le livre. “Regardez son long passé, chaque homme qu’elle a fréquenté ou avec lequel elle s’est associée avait un passé controversé. Ils ont tous des passés douteux et sulfureux. Elle aime vivre sur le fil du rasoir. Elle ne peut pas se poser avec un homme bien. Ça l’ennuierait à mourir.”

Une ancienne assistante personnelle de longue date de Sarah Ferguson confirme que la duchesse avait tendance à entretenir des relations non seulement avec ses personnages fantasmés, mais aussi avec ses bienfaiteurs financiers.

Jeffrey Epstein, l’argent et les mensonges

Les révélations sur P. Diddy s’inscrivent dans un tableau plus large et bien plus sombre. Sarah Ferguson a menti sur la durée et la nature de sa relation avec Jeffrey Epstein. Des e-mails révèlent qu’elle le considérait en privé comme “un ami constant, généreux et suprême pour moi et ma famille“, alors qu’elle prétendait publiquement l’avoir mis à distance dès 2011.

Epstein l’aurait financée pendant 15 ans. Il aurait même payé des billets d’avion pour Beatrice et Eugenie, alors âgées de 19 et 20 ans, ainsi qu’un siège en classe affaires pour leur mère, pour un total de près de 13 000 euros. Sarah avait demandé une mise à niveau en première classe, requête ignorée par Epstein. Elle avait tout de même joint son numéro de fidélité British Airways.

Dans un message, elle lui écrivait “Je suis à votre service. Épousez-moi simplement.”

Une vie de chaos financier

Derrière la façade royale, les révélations sur son mode de vie sont accablantes. Sarah Ferguson ne payait presque jamais rien, s’attendant à recevoir des produits gratuitement ou à être invitée par ses amis. Elle piochait régulièrement dans la carte bancaire de sa fille Beatrice. Elle a réglé un médium en cigarettes. Elle maintenait un appartement à l’Upper East Side de New York et employait quelqu’un à temps plein uniquement pour gérer ses médicaments.

En décembre 2025, la société de son ancien compagnon Manuel Fernandez, dont elle était ambassadrice de marque, a été placée en liquidation. La fondation caritative associée, dont Sarah siégeait au conseil d’administration, n’avait dépensé aucun euro pour des actions caritatives. La Commission des charités a conclu qu’elle n’avait jamais accompli le moindre travail humanitaire.

Une militante de la protection de l’enfance, Homayra Sellier, raconte avoir invité Sarah à patronner un dîner de collecte de fonds pour des enfants victimes d’abus sexuels, à deux heures seulement de son chalet en Suisse. Les exigences de la duchesse comprenaient deux suites luxueuses dans un hôtel cinq étoiles, un chauffeur privé et un billet en classe affaires, pour une note totale de 10 000 francs suisses, soit environ 10 700 euros. Une facture que Sellier a dû régler de sa propre poche.

Ce qui m’a le plus piqué, c’est son insistance pour le billet d’avion, alors qu’elle était à deux heures de là, et pour qu’on lui envoie un chauffeur, surtout en sachant que nous récoltions des fonds pour une noble cause“, a-t-elle confié.

La chute de la maison York

En novembre 2025, le prince Andrew a été déchu de ses titres. En décembre, lui et Sarah Ferguson ont été contraints de quitter Royal Lodge, leur résidence de 30 pièces dans l’enceinte du château de Windsor. Désormais simplement connus sous le nom d’Andrew et Sarah Mountbatten-Windsor.

“La chute de la maison York est une tragédie pour la famille, mais la famille se l’est attirée à travers ses mauvais jugements et sa cupidité”, conclut Lownie.

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