Une femme de 38 ans risque de passer le reste de sa vie derrière les barreaux. Jamilee Hunt a été reconnue coupable, le 24 avril dernier, du viol et de la torture d’un nourrisson de 11 mois dont elle avait la charge. Une affaire qui glace le sang.
Les faits se sont déroulés dans un motel Red Roof Inn de Springfield Township, dans l’Ohio. C’est là que des policiers ont répondu à un appel pour un bébé inconscient. Sur place, ils ont découvert l’impensable.
Un bébé retrouvé dans un état critique
En tentant de réanimer l’enfant, les agents ont immédiatement remarqué des traces de coups sur tout le corps. Transportée d’urgence à l’hôpital pour enfants d’Akron, la petite fille présentait des fractures multiples aux côtes, aux bras et aux jambes, ainsi que des lésions cérébrales traumatiques, une hémorragie interne ayant provoqué un choc hémorragique, une clavicule brisée et des signes évidents d’agression sexuelle.
Les médecins ont précisé que plusieurs de ces fractures étaient en cours de cicatrisation à différents stades, ce qui indique clairement que les violences duraient depuis un moment.
Hunt et son petit ami, Jason Santos, le père biologique de l’enfant, ont d’abord prétendu que le chien de la famille avait sauté sur le bébé. Une version contredite par tous les éléments médicaux. Ils avaient aussi affirmé que la petite avait simplement cessé de respirer. Aucune de ces explications n’a convaincu les enquêteurs.
Autre élément troublant : Hunt s’était présentée sous une fausse identité, celle de “Nicole Abare”. Les enquêteurs ont rapidement percé à jour cette imposture.
Le père condamné à perpétuité, la mère de substitution bientôt fixée sur son sort
Jason Santos, 38 ans, a plaidé coupable avant le procès. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité et ne sera éligible à une libération conditionnelle qu’après 55 à 59 ans de détention. Il a également été classé délinquant sexuel de niveau III, le plus élevé.
Quant à Jamilee Hunt, un jury du comté de Summit l’a déclarée coupable de viol sur mineur de moins de 13 ans, de cinq chefs de coups et blessures graves, de mise en danger d’enfant par torture ou maltraitance, et de deux autres chefs liés à la mise en danger de la santé du nourrisson. Sa sentence sera prononcée le 6 mai prochain, et la prison à vie est sur la table.
Le procureur du comté, Elliot Kolkovich, n’a pas mâché ses mots après la condamnation. “Elle a failli en tant que garde-malade, tutrice et protectrice, et je suis profondément troublé par ses crimes et son incapacité à assumer sa responsabilité dans les mauvais traitements et la torture infligés à ce nourrisson”, a-t-il déclaré. Avant d’ajouter, avec un soupçon de soulagement, que “contre toute attente, l’enfant est en vie, en sécurité et continue de guérir auprès de son nouveau tuteur, et nos cœurs vont vers elle et sa famille.”
Le bébé a survécu. C’est peut-être la seule lumière dans cette histoire d’une noirceur absolue.
