Mme. Maryam Radjavi, dirigeante de la « Résistance iranienne », a fortement accueilli le cessez-le-feu dans la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Cet accueil s’explique par le fait que la guerre agissait comme un bouclier contre la progression du soulèvement de janvier, un mouvement qui, malgré la mort de milliers de personnes, demeure vivant.
Les exécutions quotidiennes de membres des unités de résistance — mises en place par les Moudjahidines en 2016 en Iran — ainsi que de manifestants arrêtés, en sont la raison. Ces personnes sont accusées, d’après le pouvoir judiciaire, d’ « acquisition d’armes » et d’« actions armées contre la République islamique ». L’objectif de ces exécutions serait d’empêcher les générations « Z » et « Y » de rejoindre les unités de résistance en vue d’un nouveau soulèvement.
Les villes iraniennes ont pris l’allure de véritables garnisons militaires afin de prévenir de nouveaux soulèvements. Selon Saïd Montazerolmahdi, porte-parole des forces de l’ordre, plus de 129 000 policiers sont mobilisés en permanence dans différentes unités. En outre, 1 463 postes de contrôle ont été établis à travers le pays, et près de 15 000 patrouilles motorisées et automobiles circulent continuellement dans les villes et sur les routes.
L’ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique, avait déclaré à plusieurs reprises que « la guerre est une bénédiction divine ». Aujourd’hui encore, dans le contexte de cette guerre et des bombardements, les autorités poursuivent les exécutions de manifestants.
Hier, Gholamhossein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire, a appelé à accélérer l’application des peines de mort en Iran. En revanche, ce cessez-le-feu est perçu comme une décision courageuse de la part des États-Unis, et sa poursuite pourrait ouvrir la voie à l’avancée du soulèvement, tout en rapprochant les perspectives de paix dans la région et de liberté en Iran.
