Le parquet de Bâlebieter forme ses fonctionnaires à des entretiens plus sensibles avec les victimes

La Rédaction
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  • Bâle-Campagne introduit de nouvelles mesures pour renforcer la protection des victimes.
  • La Convention d’Istanbul vise à mieux protéger les femmes et les enfants.
  • Le ministère public, la police et les tribunaux sont formés à cet effet.
  • L’objectif est de sensibiliser les autorités au comportement des victimes.

Cette année, l’accent sera davantage mis sur la protection des femmes et des enfants contre la violence domestique et sexuelle : c’est ce qu’a annoncé la première procureure Jacqueline Bannwarth lors du petit-déjeuner médiatique du parquet de Bâle-Campagne. Conformément aux instructions de la Convention d’Istanbul, des mesures sont prises pour réduire la protection des auteurs.

L’accent devrait être mis sur la sensibilisation lorsqu’il s’agit de traiter avec des victimes. Le comportement de nombreuses victimes après le crime est souvent incompréhensible pour certaines. Ce qu’ils font ou ne font pas après le crime est parfois même utilisé contre eux devant les tribunaux, comme l’explique Bannwarth.

Lors de formations de deux jours, les fonctionnaires bâlois sont formés au comportement des victimes. Les parquets de la jeunesse et du ministère public, la police bâloise et le personnel du tribunal participeront aux ateliers.

Plan selon la Convention d’Istanbul

«Nous ne sommes pas les meilleurs en Suisse pour faire face à ces situations», déclare Bannwarth. L’Espagne, par exemple, serait bien mieux formée au traitement des victimes. “Les femmes qui ont vécu quelque chose comme ça ne se comportent pas toujours comme on pourrait s’y attendre. Un exemple pratique est celui où une femme ne se rend pas à la police après le crime, mais rentre chez elle”, explique Bannwarth.

« Un autre exemple qui frustre toujours de nombreux agents est celui où une victime présumée retire sa plainte », explique Bannwarth. “Les avocats ont beaucoup travaillé sur leurs dossiers et n’arrivent pas à comprendre pourquoi les femmes changent d’avis. Nous leur faisons maintenant comprendre d’où cela vient.”

Autres difficultés dans les procédures pénales

Le procureur principal Roland Hochuli rapporte, à partir de son expérience personnelle, les défis des poursuites pénales. « La législation protège toujours davantage les auteurs de crimes que les victimes », comme le dit Hochuli.

La complexité des procédures augmenterait également, il y aurait des évolutions difficiles dans la législation et les options de coordination pour la criminalité suprarégionale ou internationale manqueraient.

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Êtes-vous, ou quelqu’un que vous connaissez, victime de violences sexuelles, domestiques, psychologiques ou autres ?

Vous pouvez trouver de l’aide ici :

Lilli.ch, conseils en ligne pour les jeunes
Finnya Kavita

Finnya Kavita (kav) est stagiaire au département de Bâle depuis 2025. Après ses études, Finnya a travaillé dans le secteur de la publicité et de la mode dans les médias sociaux. Elle a hâte d’écrire des articles qui inspirent, informent et sont compréhensibles pour tout le monde.

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