
Dans la soirée du 3 mars 2026, un véhicule roulant à vive allure était repéré dans une rue de Saint-Malo. Lors du contrôle d’identité une liasse de billets de 1 820 euros apparaissait dans la sacoche de l’automobiliste. L’homme, positif à la cocaïne, était sous le coup d’une interdiction de circuler sur le territoire français et d’une assignation à résidence chez ses parents. Il n’avait jamais respecté le pointage à la gendarmerie.
La drogue dans son caleçon
Le 11 mars suivant, sur la voie express Saint-Malo Rennes, le même « collait une voiture banalisée » de gendarmerie qu’il doublait à toute vitesse. Poursuivi difficilement par les militaires, il était arrêté à Quévert (22) à nouveau positif à la cocaïne. Lors de sa fouille en garde à vue 21 cocottes d’un gramme de cocaïne et 150 euros étaient découverts dans son caleçon. Dans son téléphone figuraient des contacts dont certains connus de la justice et des adresses de livraison.
« J’ai une dette »
Dans le box du tribunal de Saint-Malo, où il est jugé en comparution immédiate, le prévenu de 25 ans, en détention provisoire, reconnaît en partie les faits mais conteste les infractions routières qui lui sont reprochées. « Je ne consomme pas, je suis un livreur et j’ai une dette », avoue-t-il. Il n’a pas trouvé de travail en France et aurait été contacté par un inconnu via une application pour assurer des livraisons. « Comment expliquez-vous le dépistage ? », lui demande la Présidente. Il ne sait pas, sans doute parce qu’il manipule des stupéfiants. Le prévenu a été condamné à 8 mois de prison ferme avec maintien en détention, deux amendes de 100 euros et interdiction de rester sur le territoire français durant deux ans.