L’opération « inédite » contre la DZ Mafia menée en début de semaine par quelque 900 gendarmes s’est soldée par 26 mises en examen dont 15 parmi elles ont été placées en détention provisoire, a annoncé ce samedi le procureur de Marseille.
Les autorités comptent neuf femmes témoignant d’une « véritable féminisation du narcobanditisme ». Cinq personnes sont déjà détenues dont quatre le sont dans les prisons de haute sécurité et 20 sont originaires de Marseille confirmant que ce groupe criminel est bien « une organisation marseillaise », a détaillé Nicolas Bessone.
Il laissait son client communiquer avec l’extérieur
Un avocat figure parmi les 26 personnes mises en examen. Il est soupçonné d’avoir été corrompu, permettant à un cadre détenu de l’organisation criminelle de communiquer avec l’extérieur et a été écroué, a annoncé le procureur de Marseille.
Ce détenu, habituellement incarcéré dans une des prisons de haute sécurité voulue par le gouvernement pour entraver les narcotrafiquants qui pilotaient leurs activités depuis leurs prisons, a pu communiquer à l’extérieur via la ligne ouverte par un avocat, des courriers d’avocat soumis au secret professionnel ou via l’ordinateur de ce dernier, a détaillé Nicolas Bessone.
Selon une source proche de l’enquête, il s’agit d’un avocat lyonnais qui devait défendre fin mars un des chefs présumés de la DZ Mafia dans un dossier de double homicide commis en 2019.
Deux rappeurs sont également mis en cause : Dika mis en examen et placé sous contrôle judiciaire et KITKVT, lui placé en détention provisoire. Issu de la place marseillaise, Dika apparaît dans les années 2010 et compte quelques millions de vues sur YouTube. Il a signé des featuring notamment avec Naps ou Alonzo.