Le journaliste de la Rsi Georges Mbimbe rappelle que le président d’une fédération n’est pas un figurant protocolaire.
C’est connu de tous, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (Caf) a décidé de suspendre le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) Samuel Eto’o Fils, pour comportement inapproprié lors du match Cameroun-Maroc comptant pour les quarts de finale de la CAN 2025. Alors que certains semblent justifier la sanction, le journaliste Georges Mbimbe en service à la Rsi, prend fait et cause pour le président de la Fecafoot.
« Sur le plan sportif, rappelons une évidence que certains feignent d’ignorer ; un président de fédération n’est pas un figurant protocolaire. Il a le droit et parfois l’obligation de refuser une injustice flagrante, même lorsqu’elle survient sous les caméras du monde entier. D’ailleurs, une question simple mérite d’être posée sans hypocrisie : pourquoi l’arbitrage à la CAN2025 provoque-t-il autant de polémiques, presque systématiquement lorsqu’il s’agit du Maroc ? », écrit-il.
Dans le même ordre d’idées, le journaliste de Vision 4 Boney Philippe a condamné cette sanction du président de la Fecafoot. Notre confrère y a vu une volonté manifeste d’étouffer la vérité.
« Le message que renvoie cette sanction est clair et profondément choquant : se taire, accepter l’injustice et laisser faire. Mais soyons clairs, il n’y a aucune émotion à contenir lorsqu’il s’agit d’un braquage et d’une injustice manifestes, comme celui auquel nous avons assisté lors de la rencontre Maroc – Cameroun. Le seul terrain d’expression à ce moment-là n’est que sa position depuis la tribune. Face à de telles situations, garder le silence au nom d’une prétendue diplomatie revient à cautionner l’inacceptable. Sanctionner ceux qui dénoncent, c’est encourager les dérives et étouffer la quête d’équité. À un moment donné, dire non devient un devoir, pas une faute. Et aucune sanction ne saurait faire taire la vérité », écrit-il.

