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Bons offices pour la Suisse: la neutralité comme politique étrangère

Bons offices pour la Suisse: la neutralité comme politique étrangère

  • La Suisse veut jouer un rôle de médiateur dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran.
  • Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions aux hommes politiques et aux entreprises iraniennes.
  • Les manifestations se poursuivent en Iran. Le régime utilise la violence contre les manifestants.

Les manifestations en Iran se poursuivent et le régime continue de recourir à une grande brutalité contre les manifestants. La Suisse veut désormais jouer un rôle de médiateur dans les tensions entre les États-Unis et l’Iran. Le chef du département de sécurité internationale du ministère des Affaires étrangères, Gabriel Lüchinger, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a confirmé le bureau. «Au cours de cet entretien, Gabriel Lüchinger a proposé les bons offices de la Suisse pour contribuer à désamorcer la situation actuelle», peut-on lire. Les autorités iraniennes avaient également précédemment informé de cette conversation.

C’est pourquoi la Suisse a un rôle particulier

La Suisse représente les intérêts des États-Unis en Iran, car les États-Unis n’y ont plus de représentation diplomatique depuis 1980. Elle maintient entre autres à Téhéran une section dite d’intérêt qui accorde une protection consulaire aux citoyens américains. À Zurich, comme dans de nombreuses autres villes du monde, les gens sont descendus dans la rue pour exprimer leur solidarité avec les manifestants en Iran.

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C’est l’état actuel

Selon des groupes de défense des droits humains, les autorités chargées de la sécurité continuent de recourir à la force brutale contre eux. On parle de plus de 3 000 morts. Ces informations ne peuvent actuellement pas être vérifiées de manière indépendante.

Plus récemment, l’annonce de l’exécution mercredi d’un manifestant de 26 ans a choqué le monde. Les médias d’État iraniens ont démenti jeudi : il n’était pas prévu d’exécuter Erfan Soltani. Il est toujours détenu dans un centre de détention à l’extérieur de la capitale Téhéran. La famille du jeune homme de 26 ans a annoncé que l’exécution avait seulement été reportée.

Les États-Unis augmentent la pression avec de nouvelles sanctions

Le président américain Donald Trump a menacé à plusieurs reprises l’Iran d’une intervention américaine depuis le début des manifestations de masse contre le système autoritaire de la République islamique, il y a deux bonnes semaines. Jeudi, le gouvernement américain a répondu par une nouvelle vague de sanctions contre des hommes politiques et des entreprises. Cette fois, entre autres, le secrétaire général du Conseil national de sécurité, Ali Larijani, est concerné. Il a été l’un des premiers hommes politiques de haut rang à appeler à une répression violente des manifestations, selon le communiqué.

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Larijani est une figure clé de la République islamique et l’un des plus proches confidents du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Les sanctions visent également les commandants militaires des provinces du Fars et du Lorestan.

Selon le ministère des Finances, les sanctions visent également à assécher financièrement ceux qui sont au pouvoir à Téhéran. Les réseaux bancaires secrets par lesquels transitent les revenus du secteur pétrolier sont ainsi ciblés. La nouvelle approche vise 18 personnes et entreprises contre lesquelles le gouvernement américain a formulé de telles allégations. L’Iran fait l’objet de diverses sanctions depuis des années.

Benoît Hollenstein

Benedikt Hollenstein (bho) travaille à 20 minutes depuis 2021. Il écrit pour le bureau de presse et y assume également des tâches de gestion quotidienne.

Agence de presse allemande

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