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Du “moi-je” de la Fecafoot au miracle David Pagou en passant par le sabotage de Marc Brys

Du “moi-je” de la Fecafoot au miracle David Pagou en passant par le sabotage de Marc Brys

Le football camerounais savoure la senteur des jolies roses fleuries de l’hiver marocain, mais l’air reste lourd des trahisons passées. Alors que les Lions Indomptables version David Pagou redonnent des couleurs et du bonheur au peuple à la CAN 2025, il est temps de poser les mots sur une imposture qui dure depuis quatre ans et qui a choisi de sacrifier le bonheur de tout le peuple à l’autel revanchard et protecteur de l’égo des dirigeants fédéraux.   Une imposture où le bonheur de 30 millions de Camerounais a été froidement troqué contre la satisfaction narcissique d’une poignée de dirigeants à Tsinga, relève Jean Claude Mbede Fouda.

 

Lire ici son texte :

 

Le « Miracle » Pagou : L’Humilité face au Dictat

David Pagou mérite les félicitations et le soutien de tout le peuple, non seulement pour les résultats et les performances XXL montrées sur le terrain, encore moins pour la magnificence de l’expertise camerounaise qui flatte l’égo nationaliste de drapeau, mais davantage pour son courage moral. En effet, alors qu’il avait été placé devant un dilemme cornélien — accepter une liste imposée ou renoncer à la chance ultime d’hériter du banc le plus prestigieux de cette CAN (l’histoire footballistique du Cameroun ne secret pas depuis 4 ans) — il a su naviguer en eaux troubles avec une arme que ses patrons ignorent : l’humilité.

En reconnaissant ses limites, en assumant ses choix et en s’appuyant sur des joueurs professionnels décidés à briller, à redorer leur blason, il a prouvé que le talent camerounais n’a pas besoin de « tuteur » pour exploser. Plusieurs joueurs ressortent de cette compétition avec une valeur marchande décuplée. Pourquoi ? Parce qu’on les a laissés jouer.

Pourtant, David Pagou n’a rien inventé en deux semaines. Il a utilisé les mêmes ingrédients du football de haut niveau, en s’appuyant sur ses « cadres » à lui: MBEUMO, BASSOGOG, BALEBA, EPASSY, NAMASSO… Ce sont eux qui donnent leur avis comme à l’époque de Marcs Brys qui s’appuyait sur Zambo, Aboubacar, Ngadeu ou Onana. En football cela existe. Puis, David Pagou y a apporté du sien. Che Malone, Samuel Kotto et Yongwa, « son combat ».

Avec David Pagou, chacun a eu l’occasion de démontrer ce qu’il pouvait apporter, car il n’y avait pas le temps d’attendre. Et les plus performants du groupe ont joué. Jusqu’ici.

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Le Secret de la Réussite : L’Effacement du « Président-Soleil »

La belle prestation du Cameroun tient à une seule chose, le changement de cap et de comportement des dirigeants de la FECAFOOT. Preuve que c’était eux le problème. d’ailleurs, David Pagou a dû s’appuyer sur Bryan Mbeumo, Carlos Baleba, et Dany n’amassa pour obtenir l’effacement du président de la FECAFOOT, « interdit de vestiaire » comme à l’époque de Marc Brys. Cet effacement était la condition sine qua non pour leur participation à la CAN.

Contrairement à la gestion de Marc Brys, l’effacement du président de la Fecafoot a été , jusqu’ici, un coup de pouce à l’entraineur qui a pour mission de sauver la tête de la Fecafoot qui court le risque. à la find. les CAN de subir le sort des gabonais.

Or, à son époque, Marc Brys victime de xénophobie, avait subi toute sorte de sabotages et de désordres orchestrés à desseins, surtout à l’étranger, pour l’empêcher de travailler. Et d’obtenir des résultats qui auraient été interprètes à la Fecafoot comme une expression des bonnes décisions du Ministre des sports.

Il est donc clair que si la FECAFOOT avait privé David Pagou de son assistant, et envoyé Nkou Mvondo soutirer les passeports…. SI la Fecafoot avait envoyé son attaché de presse pour donner la parole uniquement aux journalistes payés par la Fecafoot pour créer la polémique . SI la Fecafoot avait continué à s’immiscer dans le vestiaire, à choisir qui ne va pas sur le banc de touche, les résultats ne seraient pas ceux que le monde entier admire aujourd’hui.

Le constat est donc cinglant pour la FECAFOOT : le Cameroun gagne dès que la Fédération s’efface. Lorsque le président de la fecafoot cesse de faire ombrage à la visibilité des acteurs. Car, les joueurs ont besoin qu’on les hoit. Qu’on parle d’eux. Qu’on les célèbre. Pour la première fois en quatre ans cela a été possible grâce à un ultimatum des joueurs cadres. Et cela a eu de nombreux résultats :

–    Le vestiaire n’est plus envahi par d’anciennes gloires nostalgiques venant célébrer leur passé sur le dos des actifs.

–     Le micro n’est plus brandi par un dirigeant pour humilier les joueurs devant les caméras.

–      Le banc de touche n’est plus un champ de bataille pour savoir qui doit s’asseoir à côté du coach.

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Quand le président de la Fédération se retire loin de l’équipe, les joueurs redeviennent les véritables stars. Ils parlent enfin à la presse avec le sourire. Ils s’expriment. Ils vivent. Voilà le secret. Si le Maroc nous élimine demain, même avec un arbitrage douteux, ces joueurs auront rempli leur contrat. Ils ont prouvé que sans le sabotage interne, le Cameroun est un géant.

Le Sabotage de Marc Brys et le Sacrifice du Mondial

Pendant que nous célébrons Pagou, n’oublions pas le crime commis contre le football camerounais avec le dossier Marc Brys. Pour faire échouer un technicien belge dont ils ne contrôlaient pas les choix, les dirigeants fédéraux ont délibérément saboté son travail, allant jusqu’à priver l’entraîneur de son bras droit.

Le résultat de cette guerre d’ego est tragique : le Cameroun a été éliminé du Mondial américain. La Fédération a préféré sacrifier le drapeau pour une querelle de pouvoir. Brys reste payé à ne rien faire, tandis que les absences des cadres écartés pèsent lourdement sur l’équilibre de l’équipe. Imaginez ce Cameroun à la CAN 2025, au niveau globalement faible, s’il disposait de tous ses meilleurs éléments. Nous serions déjà sacrés.

La Fédération dos au mur

Le contrat avec le peuple est rempli par les joueurs, mais la Fédération, elle, reste sous pression. L’État a fixé un objectif : la FINALE au moins. Cet objectif est une mise en demeure face au comportement antipatriotique de l’exécutif de la FECAFOOT.

Chaque société a besoin de vigies, de gens qui prennent du recul, analysent et disent la vérité brute. C’est mon rôle, même si dire la vérité est devenu un « délit » dans le Cameroun d’aujourd’hui.

Le message des joueurs est désormais clair, gravé dans le gazon de cette CAN : « C’est nous les stars. Donnez-nous la paix et les moyens, et nous donnerons le bonheur au peuple. » La FECAFOOT a-t-elle enfin compris, ou l’ego reprendra-t-il ses droits dès le coup de sifflet final ?

Bravo aux Lions. Le combat pour la vérité continue.

Jean Claude Mbede Fouda

Senior Journalistek

 

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

 

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