
« Bon, à ce soir ! » C’est ainsi qu’un Douarneniste avait l’habitude de saluer les gendarmes à chacune de ses très nombreuses sorties de cellule de dégrisement. Cet homme de 61 ans devait être jugé ce mardi, par le tribunal correctionnel de Quimper dans le cadre des comparutions immédiates.
Malade, il a dû être transporté en urgence à l’hôpital et n’est pas apparu dans le box des prévenus. Il devait pourtant répondre d’une longue série d’outrages et de menaces commis à l’encontre des gendarmes au cours de la première quinzaine de novembre à Douarnenez.
L’homme, habitué des débits de boissons de cette commune, s’amusait quotidiennement à invectiver les consommateurs à tel point que les gendarmes ont dû intervenir une quinzaine de fois sur cette période, a résumé la présidente à l’audience. À chaque fois qu’ils avaient affaire à lui, les militaires étaient copieusement insultés et menacés. Malade alcoolique, l’homme a déjà fait une dizaine de cures sans être sevré pour autant.
Interdit de débits de boissons
En son absence, la procureure a requis un maintien en détention ou un contrôle judiciaire très renforcé, dans l’attente de son procès. Pour la défense, Me Gaetane Pietin a estimé : « Le contrôle judiciaire m’apparaît judicieux. Les difficultés procédurales sont trop nombreuses et il a une vraie problématique de santé ».
Au vu de l’état de santé du prévenu et de l’absence d’expertise psychologique, le tribunal a renvoyé le procès à mi-janvier. Dans l’attente, cet homme a été placé sous contrôle judiciaire. Il a l’interdiction de quitter le Finistère et de fréquenter les débits de boissons ainsi que les terrasses. Il devra pointer deux fois par semaine à la gendarmerie.