Le bateau est actuellement armé par six membres d’équipages : quatre Vénézuéliens et deux Ukrainiens. « Contrairement aux marins vénézuéliens, nous n’avons pas été payés depuis des semaines, témoignent les deux Ukrainiens. Nous demandons notre solde de tout compte et un billet d’avion pour rentrer dans nos familles. La situation n’est plus tenable ».
« Les problèmes s’accumulent sur ce bateau, commente Jean-Paul Hellequin, de la CGT des marins. Comme toujours, l’armateur veut faire pourrir la situation. C’est scandaleux.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, les choses ne se sont pas arrangées à bord du World Trader. Les deux Ukrainiens qui sont reclus dans leur cabine, disent avoir été menacés de mort par un des marins vénézuéliens apparemment ivre.
La police et les autorités portuaires ont été avisées de ces violences. Le marin mis en cause, sur décision du chef de bord, a fini sa nuit à l’hôtel.

