- Les CFF attribuent un contrat pour la modernisation des postes de signalisation à la société japonaise Hitachi Rail.
- 80 pour cent des postes de signalisation doivent être modernisés au cours des 20 prochaines années, pour un coût d’environ 1,5 milliard d’euros.
- Le Stadler Rail suisse ne profite que dans une mesure limitée de cette grosse commande.
Les CFF ont attribué à l’entreprise japonaise Hitachi Rail un contrat pour la modernisation et la numérisation des postes de signalisation du réseau ferroviaire suisse. La société l’a annoncé dans un article Linkedin publié ce week-end. Hitachi Rail exploite également une succursale à Zurich, où les ingénieurs de l’entreprise travaillent sur la technologie et les systèmes de contrôle de la sécurité ferroviaire. Il n’est pas encore clair si cette mégacommande créera également de nouveaux emplois chez Hitachi en Suisse.
Dans le cadre de ce contrat d’un montant de 1,5 milliard d’euros, Hitachi remplacera une grande partie des postes de signalisation existants sur une période d’environ 20 ans, comme le rapporte le portail industriel ferroviairepro.com. Certains d’entre eux datent des années 1950. Les CFF souhaitent renouveler jusqu’à 80 pour cent de leurs postes de signalisation au cours de cette période.
Confusion sur une commande partielle à Stadler Rail
Les CFF ont annoncé l’attribution du contrat début octobre. L’entreprise avait alors indiqué que les contrats-cadres pour les postes de signalisation d’une valeur de 1,4 milliard de francs avaient été attribués aux trois sociétés Hitachi, Siemens et Stadler Rail. C’est désormais clair : la majorité de cette somme va à l’entreprise japonaise. Vous pouvez savoir exactement quelles entreprises doivent recevoir quelles commandes dans la boîte.
« Le lot 2 revient à Stadler Rail » – n’est-ce pas ?
Dans son communiqué du 7 octobre 2025, les CFF indiquent que l’appel d’offres pour les enclenchements numériques comprend deux lots : Le lot 1 contient l’ensemble des systèmes, c’est-à-dire les solutions matérielles et logicielles pour les nouveaux enclenchements. Le lot 2 comprend la livraison de composants électroniques avec lesquels les aiguillages et les signaux sont actionnés et les sections de voie sont surveillées.
«Les offres les plus avantageuses provenaient d’Hitachi et de Siemens pour le lot 1», ont indiqué les CFF en octobre. «Le lot 2 revient à Stadler Rail», disait-on à l’époque. Deux jours plus tard, les CFF ajoutaient un rectificatif : non seulement la société suisse Stadler Rail, mais aussi ses concurrents étrangers Siemens et Hitachi peuvent participer aux enquêtes pour le lot 2.
Selon les CFF, les commandes pour la livraison des postes de signalisation individuels, qui doivent remplacer la majorité des postes de signalisation vieillissants d’ici 2045, seront attribuées au fur et à mesure que la modernisation se poursuit.
Cette circonstance devrait à nouveau mécontenter Peter Spuhler – le patron de Stadler a vivement critiqué la récente attribution de nouveaux trains S-Bahn au constructeur allemand Siemens au lieu de l’entreprise suisse. L’entreprise a récemment annoncé qu’elle ferait appel contre l’attribution du contrat d’une valeur d’environ deux milliards de francs.

Benedikt Hollenstein (bho) travaille à 20 minutes depuis 2021. Il écrit pour le bureau de presse et y assume également des tâches de gestion quotidienne.
