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Deux enfants de trois et cinq ans sont décédés après une explosion dans un immeuble de l’Ain

Deux enfants de trois et cinq ans sont décédés après une explosion dans un immeuble de l’Ain

Deux enfants en bas âge sont décédés et au moins sept autres personnes ont été blessées, lundi soir, dans une explosion survenue dans un immeuble d’habitation à Trévoux, dans l’Ain, selon un bilan encore provisoire.

L’explosion s’est produite vers 17 h 30 au rez-de-chaussée d’un bâtiment de quatre étages, dans cette ville de 6 930 habitants située à une quarantaine de kilomètres au nord de Lyon.

« J’étais chez moi, j’ai entendu un bruit épouvantable, j’ai cru que c’était un avion qui tombait », a rapporté Anne-Marie, une voisine qui n’a pas donné son nom de famille.

L’immeuble ne s’est pas effondré « mais il y a eu beaucoup de dégâts et de projections de matériaux, ça a fragilisé la structure », a expliqué à la presse la préfète de l’Ain Chantal Mauchet, qui s’est rendue sur place.

« Malheureusement, nous avons deux morts, des jeunes enfants qui ont été déclarés décédés après des tentatives de réanimation par les équipes de secours », a-t-elle ajouté. Ils étaient âgés de trois et cinq ans, selon une source au sein des secours.

De nombreuses personnes en état de choc

Cinq personnes en urgence relative ont été transportées vers les hôpitaux de la région et deux personnes légèrement blessées se sont présentées d’elles-mêmes à l’hôpital, a précisé la préfecture, dans un communiqué. « Beaucoup d’autres personnes sont choquées », selon la préfète. Une cellule d’urgence médico-psychologique a été activée pour leur venir en aide, a-t-elle précisé.

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Ce bilan reste provisoire. « Les pompiers sont toujours à pied d’œuvre » et « des équipes cynophiles recherchent d’autres potentielles victimes » dans les débris, a déclaré Chantal Mauchet, en appelant à rester à l’écart de l’immeuble qui reste « dangereux ».

Environ 70 personnes vivaient dans ce bâtiment qui a été « soufflé », a indiqué à la presse le maire de Trévoux, Marc Péchoux, qui a activé un « plan communal de sauvegarde ». Près de 50 d’entre elles seront hébergées dans un gymnase pour la nuit, a-t-il poursuivi, déplorant une situation « dramatique ».

Un lycée évacué

La déflagration était tellement forte que les vitres de deux établissements scolaires à proximité se sont brisées, a indiqué la préfecture, selon laquelle les responsables des établissements n’ont pas signalé de blessés.

« J’étais dans le lycée, on a entendu un gros boum, ça a fait tout trembler (…) le lycée a été évacué », ont décrit deux élèves, Maylee et Lena. « On a paniqué », ont ajouté les jeunes filles.

Les causes de l’explosion restent, à cette heure, indéterminées. Une camionnette d’intervention « urgence gaz » a été vue sur les lieux mais l’hypothèse d’une fuite de gaz n’a pas pu être corroborée dans l’immédiat.

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La préfète a indiqué qu’une enquête a été ouverte. Le parquet de Bourg-en-Bresse n’était pas joignable dans l’immédiat.

D’importants moyens humains et matériels ont été déployés pour les secours et les investigations : 50 pompiers, 36 engins et des secours médicalisés pour s’occuper des victimes, et 45 gendarmes pour délimiter la zone et déterminer les causes du sinistre.

« Il fait nuit, donc on a ramené de l’éclairage, on a ramené des moyens supplémentaires pour étayer, pour s’assurer que les équipes travaillent en sécurité », a commenté le colonel Pierre-Maris Grandcolas, du service départemental d’incendie et de secours (SDIS). « On a besoin d’encore un petit peu de temps pour s’assurer qu’il n’y ait plus personne sous les décombres. »

La préfète de l’Ain a activé le plan nombreuses victimes (Novi), qui permet de mobiliser tous les acteurs de la chaîne de secours en cas de nombreuses victimes sur un même lieux.

« Je suis avec attention l’évolution de la situation à Trévoux dans l’Ain, et j’adresse mes condoléances sincères aux familles des jeunes victimes. Je pense également aux blessés », a déclaré, sur Twitter, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

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