Vols de voitures, cambriolages, arnaques à la carte bancaire, agressions : en une seule opération le 9 décembre, les gendarmes de Dinan ont interpellé six personnes, dont cinq mineurs âgés de 16 ans. Le majeur a déjà écopé d’une peine ferme.
Une dizaine d’infractions en petits groupes sur la commune
Les investigations ont établi l’implication présumée des mis en cause dans une dizaine de faits délictuels commis sur le territoire de Dinan. Le mode opératoire était constant : les auteurs agissaient en binôme ou en trinôme, jamais seuls, en petits groupes interchangeables selon les circonstances.
Le panel d’infractions présumées est large. Des vols de véhicules, des cambriolages, des escroqueries utilisant des cartes bancaires dérobées, et des agressions. Des faits de nature différente, commis sur une même zone géographique, par les mêmes individus ou des combinaisons partielles d’entre eux.
Le majeur condamné à dix mois ferme, les mineurs convoqués en 2026
À l’issue de la procédure, le seul mis en cause majeur a été présenté devant la justice et condamné à dix mois d’emprisonnement ferme. Il reste incarcéré, une décision logique puisqu’il exécutait déjà une peine à ce moment-là.
Pour les cinq mineurs, l’affaire suit son cours selon les règles propres à la justice des mineurs. Ils seront convoqués devant le juge des enfants pour des audiences de culpabilité prévues en février et mars 2026.
Ce qui interpelle dans ce dossier, c’est l’âge. Cinq jeunes de 16 ans impliqués présumément dans une série d’infractions aussi diversifiées, allant du vol de voiture à l’agression physique, en passant par des escroqueries bancaires. Ce dernier type d’infraction demande une organisation et une connaissance minimale du fonctionnement des systèmes de paiement, ce qui dit quelque chose sur les capacités d’adaptation de ces jeunes mis en cause à différentes formes de délinquance.
L’opération du 9 décembre représente un résultat notable pour la gendarmerie de Dinan, qui a réussi à dénouer en une seule intervention une série de faits qui s’étaient accumulés sur la commune. Le suivi judiciaire, lui, va s’étaler sur plusieurs mois encore avant que la question de la culpabilité soit tranchée pour les mineurs.