Pour justifier sa décision de limoger Marc Brys, le Comité d’urgence de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a publié une longue liste de griefs mis sur le dos du technicien belge.
En réaction, dans Jeune Afrique, Marc Brys étale également les reproches portés sur le compte de la fédération camerounaise de football, notamment de son président Samuel Eto’o Fils.
« Moi, je pourrais parler de tout ce que la fédération a fait pour que la sélection ne soit pas placée dans les meilleures conditions. Par exemple, les conditions de voyage absolument catastrophiques lors de notre déplacement en Afrique du Sud pour affronter l’Eswatini, à Nelspruit, en qualifications pour la Coupe du monde, et où nous perdons des points [0-0, le 25 mars], car les joueurs étaient épuisés après être arrivés, en bus après un long vol en avion, quelques heures avant le coup d’envoi. Et plus récemment, lors du barrage pour le Mondial contre la RDC à Rabat [0-1, le 13 novembre], où notre hôtel était situé à près d’une heure du terrain d’entraînement. Avec, en plus, un bus qui tombe en panne sur le trajet », a indiqué Marc Brys dans Jeune Afrique.
Pour le technicien belge, désormais limogé par la Fecafoot, c’est la première fois qu’il voit un président de Fédération qui ne souhaite pas la victoire de son équipe par pur narcissisme.
« Cela fait des décennies que je suis dans le football. Je ne pensais pas que ce genre de choses pouvait exister, un président de fédération qui ne veut pas la réussite de la sélection nationale par narcissisme. Mais si, ça existe au Cameroun », a ajouté Marc Brys.

