Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 3 décembre, au 1.378e jour du conflit.
Le fait du jour
Les négociations de paix patinent. Les cinq heures de tractations passées mardi soir au Kremlin par Steve Witkoff et Jared Kushner, l’émissaire et le gendre de Donald Trump, ont pour l’heure accouché d’une souris. « Pas de compromis » trouvé donc, même si Moscou et Kiev se sont dits prêts ce mercredi à poursuivre les pourparlers.
Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique du Kremlin, qui semble avoir damé le pion au ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, étonnamment discret, a donné cependant un indice du refus de Moscou d’infléchir ses revendications territoriales, en indiquant que « les succès des dernières semaines » de l’armée russe ont « influencé le déroulement » des négociations avec Washington. Selon lui, ils ont « contribué à rendre plus adéquates les évaluations des moyens de règlement pacifique » du conflit déclenché par l’attaque de l’Ukraine lancée en 2022 par le Kremlin.
Selon lui, ils ont « contribué à rendre plus adéquates les évaluations des moyens de règlement pacifique » du conflit…
La déclaration du jour
« Voilà encore des inepties du Kremlin, venant d’un président qui ne prend pas la paix au sérieux. »
La réaction ce mercredi du Premier ministre britannique Keir Starmer après que, mardi, juste avant sa rencontre avec les émissaires américains, Vladimir Poutine a, de nouveau, menacé l’Europe dans un vocabulaire très guerrier. La diplomatie allemande en tire de son côté la conclusion que la Russie n’est pas « en mode négociation » pour trouver une issue diplomatique au conflit.
Le chiffre du jour
137 milliards d’euros. L’estimation faite par la Commission européenne pour « couvrir les besoins de financement de l’Ukraine » en 2026 et 2027. Elle propose d’en financer une partie, soit 90 milliards d’euros, en utilisant les avoirs russes gelés et en contractant un emprunt européen. La Belgique s’oppose pour l’instant à la première option et la deuxième doit recueillir l’unanimité des 27 Etats membres, donc l’aval de la très russophile Hongrie de Viktor Orbán.
La tendance
La ville ukrainienne de Pokrovsk reste au centre de toutes supputations. Lundi, Moscou a revendiqué la prise de cette cité stratégique pour l’approvisionnement du front oriental. Les observateurs militaires du projet DeepState, proches des forces ukrainiennes, ont confirmé qu’une grande partie de la ville est sous contrôle russe, mais pas son entièreté.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Mais ce mercredi, Kiev persiste à démentir. Le 7e corps d’assaut aéroporté ukrainien, qui défend ce secteur, affirme que les forces russes sont « empêtrées » dans des combats urbains à Pokrovsk et diffusent de « la désinformation » sur « la prétendue prise de Pokrovsk ».
