
Alcool, cocaïne, cannabis… le cocktail s’est révélé explosif au point qu’une jeune femme, victime de violences conjugales, a songé à mettre fin à ses jours. Un homme de 24 ans était jugé, ce mardi 2 décembre 2025, par le tribunal correctionnel de Quimper, dans le cadre des comparutions immédiates pour répondre de ces faits.
Dans la nuit de dimanche à lundi, à Port-Launay, il s’en était pris à sa compagne au terme d’une soirée festive. L’affaire débute en pleine nuit, sur la RN165, lorsqu’un témoin aperçoit une jeune femme prête à se jeter du pont de l’Iroise. Il parvient à l’en dissuader.
« Il a dit que j’avais chauffé ses copains »
Conduite à l’hôpital de Brest, elle confie avoir pris des médicaments après une agression subie de la part de son compagnon. « Il a fait une crise de jalousie et a dit que j’avais chauffé ses copains », expliquera-t-elle aux gendarmes.
Gifles, coups de pied, tentative d’étranglement… le jeune homme se déchaîne sur celle qu’il connaît depuis seulement trois mois. « C’est une relation lunatique, décrira la jeune femme. On vit la nuit, on se couche à 6 h ou 7 h. Il me dit que si je ne suis pas contente, je dégage ». Face aux enquêteurs, elle repasse le fil de la nuit : « Il m’a étranglée plusieurs fois. Il m’a pris par les cheveux et traînée au sol ».
« Je ne voulais pas la tuer »
« Je reconnais, Madame dit vrai, confirme l’homme depuis son box. Je me suis fait des films. J’ai vrillé. J’ai tenté de l’étrangler pour savoir la vérité. Je ne peux pas vous expliquer mon comportement. Je ne voulais pas la tuer. Je l’aime. C’est l’abus de stupéfiants tous les jours. J’ai pas d’excuses ».
Pour la Procureure, il s’agit « de violences d’une particulière gravité ». « Sur une soirée, il y a une apothéose de violences sous fond de jalousie maladive. Monsieur est dangereux ». Et de requérir 18 mois de prison dont dix avec sursis probatoire avec mandat de dépôt.
Me Pierre Gentric, pour la défense, note « la rencontre de deux fragilités ». Il dépeint « le choc, la honte, le traumatisme ». L’homme est condamné en deçà des réquisitions à 12 mois de prison, dont six avec sursis probatoire. Aucun mandat de dépôt n’est décerné.