Il appelle à « une remobilisation urgente des pouvoirs publics ». A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le VIH ce lundi 1er décembre, le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) alerte face aux impacts de la baisse des financements publics à l’international comme en France.
« Au cours des derniers mois, le paysage de la lutte contre le VIH/sida a été profondément fragilisé en France et à l’international, avec la réduction des financements et des difficultés croissantes d’accès à la prévention et aux soins », et « ces menaces mettent en péril les progrès accomplis depuis quarante ans » contre l’épidémie, a-t-il alerté dans un communiqué.
« Réduction des actions de prévention »
En France, « la baisse notable des financements publics alloués aux associations réduit les actions de prévention et d’accompagnement des personnes malades et se traduit aussi par la disparition de structures locales ou régionales », alerte le Conseil national du sida, instance indépendante chargée depuis 1989 d’éclairer les pouvoirs publics.
Or la prévention est à renforcer : bond des découvertes de séropositivité chez les 15-24 ans depuis une dizaine d’années, baisse de l’usage du préservatif chez les jeunes, recours insuffisant à la prophylaxie pré-exposition (PrEP), risques de contamination accrus par le chemsex.
Des groupes vulnérables
« Parallèlement, l’accès aux soins et aux droits pour les groupes sociaux en situation de vulnérabilité reste problématique. Les dispositifs d’Aide médicale d’Etat (AME) et de droit au séjour pour raisons médicales ont été à plusieurs reprises menacés de restrictions », a pointé le CNS.
Le Conseil national du sida appelle donc à « une remobilisation urgente des pouvoirs publics », qui « garantisse l’égalité des droits et témoigne d’une volonté politique forte de lutter contre les inégalités d’accès à la prévention et aux soins ».
