
Depuis son arrivée à Old Trafford, le Camerounais est devenu l’homme providentiel des Red Devils. Sans sa contribution directe, l’équipe de Ruben Amorim peine à s’imposer.
L’été 2025 restera gravé dans l’histoire de Manchester United. Pour un montant avoisinant les 75 millions d’euros, les Red Devils ont arraché Bryan Mbeumo à Brentford, faisant de lui le transfert le plus cher de l’histoire pour un joueur africain. Six mois plus tard, le Camerounais de 26 ans justifie pleinement cet investissement colossal.
Avec six buts toutes compétitions confondues et une passe décisive en seulement douze apparitions, Mbeumo affiche des statistiques impressionnantes. Mais au-delà des chiffres bruts, c’est sa capacité à apparaître dans les moments décisifs qui fascine.
Une dépendance inquiétante
Les statistiques récentes révèlent une réalité préoccupante pour Ruben Amorim : Manchester United peine à gagner sans l’apport direct de son Lion Indomptable. Face à des équipes à onze contre onze, les Red Devils n’ont remporté qu’une seule rencontre de Premier League où Mbeumo n’a ni marqué ni délivré de passe décisive depuis son arrivée.
Cette dépendance s’est cruellement manifestée lors de la défaite à domicile contre Everton (1-0), pourtant réduit à dix joueurs. Malgré la supériorité numérique, United s’est incliné dans un match où Mbeumo n’a pas trouvé le chemin des filets ni créé de but.
Un profil complet et unique
Ce qui rend Mbeumo si précieux, c’est la polyvalence de son jeu. L’international camerounais domine actuellement plusieurs classements statistiques de Premier League :
- 169 courses sans ballon derrière les défenses adverses, le meilleur total du championnat
- 105 courses hors ballon dans le dernier tiers, à égalité avec les meilleurs
- Cinq buts en jeu ouvert, seulement dépassé par Erling Haaland (14)
- Leader en expected assists (xA) avec 2,54, devant Jack Grealish
Son travail défensif impressionne également. Mbeumo ne se contente pas de briller offensivement : il court inlassablement, harcèle les défenseurs adverses et crée des espaces pour ses coéquipiers. Cette mentalité de travailleur acharné, qu’il a lui-même qualifiée de « minimum requis » pour jouer sous Amorim, en fait un joueur complet.
Le défi de la CAN approche
Un nouveau test attend Manchester United : la Coupe d’Afrique des Nations. Mbeumo devrait quitter le camp des Red Devils début décembre pour rejoindre la sélection camerounaise. Si les Lions Indomptables vont loin dans la compétition, l’ailier pourrait manquer plusieurs matches.
Cette absence forcée mettra en lumière un problème de fond : la capacité d’Amorim à gagner sans son meilleur joueur offensif. Avec seulement cinq victoires en Premier League contre des équipes à onze sans contribution de Mbeumo depuis son arrivée, le Portugais devra trouver des solutions tactiques alternatives.
