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Et si le gouvernement préparait la chute finale de la FECAFOOT ?

Et si le gouvernement préparait la chute finale de la FECAFOOT ?

Et si le gouvernement préparait la chute finale de la FECAFOOT ?

Un nouveau front vient de s’ouvrir dans le paysage déjà tumultueux du football camerounais. Le 14 novembre 2025, un récépissé signé par le préfet du Mfoundi officialise la naissance d’une association au nom évocateur : le Collectif des Acteurs du Football (CAFOOT). Sur le papier, la mission semble anodine — « promouvoir et vulgariser le football, participer à son développement ». Mais dans les coulisses, ce document administratif ressemble davantage à un acte politique qu’à une initiative sportive.

Le timing, les acteurs mobilisés, le contexte… tout indique que la création du CAFOOT n’est pas un simple geste administratif, mais bien un signe précurseur d’un basculement orchestré. S’agit-il du premier chapitre d’une transition voulue par l’État pour contourner, affaiblir ou même remplacer la FECAFOOT, empêtrée dans ses crises internes ?

Une fédération affaiblie, un État qui avance ses pions

Depuis plusieurs années, la FECAFOOT traverse une zone de turbulences : contestations internes, querelles de leadership, soupçons d’opacité, gestion contestée du football professionnel… La fédération, qui devrait être le moteur du sport roi, est devenue un champ de batailles politiques et personnelles.

C’est dans ce vide stratégique et institutionnel que le gouvernement semble vouloir s’engouffrer. La création du CAFOOT apparaît dès lors comme une stratégie de reprise de contrôle, conçue pour offrir une alternative « respectable » au modèle actuel.

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Le choix des personnalités en est la preuve : des figures reconnues comme le Pr Essomba Many Achille ou le capitaine Feutcheu n’ont rien d’anodin. Leur présence donne à la structure une crédibilité morale et technique que la FECAFOOT peine aujourd’hui à revendiquer.

Le récépissé : un message codé aux allures de rappel à l’ordre

Un passage du document préfectoral attire particulièrement l’attention :

« L’association ne saurait mener des activités à caractère syndical. »

Une précision qui, loin d’être formelle, sonne comme une tentative de baliser le terrain : l’État ouvre une nouvelle voie, mais sans provoquer de confrontation directe avec la FECAFOOT, encore protégée par les statuts de la FIFA et de la CAF.

Cette mention est en réalité une manière subtile de dire :
« Laissez-nous réorganiser le football en douceur, sans déclencher une crise internationale. »

En d’autres termes, le gouvernement s’offre une porte d’entrée dans le domaine du football sans risquer de sanction pour ingérence.

CAFOOT : un bras civil du pouvoir ?

Derrière son visage associatif, le CAFOOT pourrait bien être un instrument d’influence, voire un levier de transition.
Il ne s’agit pas encore de détrôner la FECAFOOT de manière frontale, mais plutôt de la marginaliser progressivement, en transférant vers cette nouvelle structure :

  • la confiance des acteurs,
  • la légitimité du discours,
  • la capacité d’organisation,
  • la proximité avec les autorités.
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Le gouvernement préparerait ainsi le terrain à un basculement contrôlé, là où une dissolution ou une intervention directe seraient immédiatement sanctionnées par la FIFA.

FECAFOOT : une institution encore debout, mais isolée

Si la FECAFOOT continue d’exister juridiquement, sa légitimité sportive et politique s’érode. Elle apparaît de plus en plus comme :

  • une structure isolée,
  • contestée par ses propres membres,
  • en décalage avec les ambitions nationales,
  • tolérée par l’État, mais plus réellement soutenue.

Dans ce contexte, la question n’est plus de savoir si la rupture aura lieu, mais quand.

Un match politique plus que sportif

L’arrivée de CAFOOT confirme une réalité : au Cameroun, le football n’est plus simplement une affaire de terrain — c’est un enjeu stratégique, institutionnel et politique.

Entre les bureaux préfectoraux, les ministères, les réseaux d’influence et les logiques de pouvoir, une nouvelle partie se joue, loin des stades.

À Tsinga, siège de la FECAFOOT, il va falloir s’accrocher : un adversaire est entré sur le terrain, et cette fois, ce n’est pas un club, mais l’État lui-même.

Le match ne fait que commencer.

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