
Après le Conseil national, le Conseil des Etats recommande également de rejeter l’initiative de réduction de moitié de la SSR : l’initiative populaire de l’UDC prévoit de réduire les redevances de radio et de télévision de 335 francs à 200 francs par foyer et par an. En outre, selon la proposition, les entreprises devraient également être exonérées de la taxe.
Du côté de l’UDC, Esther Friedli s’est notamment prononcée en faveur de l’initiative populaire de son parti au sein de la petite chambre : “Le débat sur cette initiative me montre que l’initiative a piqué un nid de frelons – elle a déclenché beaucoup de choses.” Le gouvernement fédéral a également reconnu la nécessité d’agir.
Le conseiller fédéral Rösti : « L’initiative va trop loin »
Le gouvernement fédéral rejette la proposition, mais souhaite réduire progressivement les cotisations SSR à 300 francs d’ici 2029 par voie réglementaire. Par ailleurs, les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel soumis à la TVA ne dépasse pas 1,2 million de francs devraient désormais être exonérées de l’obligation fiscale.
«Le Conseil fédéral rejette la proposition car elle va trop loin», explique le ministre UDC des Médias Albert Rösti au Conseil des Etats. La raison invoquée par le Conseil fédéral pour rejeter l’initiative était la centralisation inévitable de la SSR – le public devrait également renoncer à davantage de contenu suisse à l’avenir. Le règlement proposé entraînerait néanmoins à l’avenir une «forte transformation» de la SSR.
Résistance à l’initiative UDC du FDP au SP
L’initiative de l’UDC n’a aucune chance au Parlement, où elle se heurte déjà à des résistances du côté civil : le règlement fédéral étant un « contre-projet de facto », le président du FDP, Thierry Burkart, a décidé de ne pas soutenir l’initiative « malgré sa sympathie ».
Dans le même temps, la proposition suscite une vive opposition, notamment à gauche : « Après de nombreux efforts, je ne comprends pas pourquoi une telle initiative est lancée en ce moment », souligne la conseillère aux Etats SP Eva Herzog. Le Centre s’exprime également contre l’initiative : « Les alternatives à une plateforme à laquelle tout le monde a droit, comme les réseaux sociaux, sont-elles alternatives ou uniquement privées ? critique la conseillère du Centre Marianne Binder-Keller.
L’initiative est désormais prête pour le vote final vendredi et ne sera probablement soumise au peuple qu’à l’été 2026 au plus tôt.
