Les témoignages accablants s’accumulent contre Jean Imbert. Une cinquième femme affirme avoir été victime de violences de la part du chef cuisinier dans l’édition de la Tribune Dimanche de ce jour (*). Elle révèle avoir déposé plainte cette année dans la foulée des révélations du magazine ELLE.
Cigarette « écrasée sur l’épaule »
Sous couvert d’anonymat, elle raconte l’avoir rencontré quand elle était encore étudiante en droit en 2010. Serveuse dans le premier restaurant de Jean Imbert, « L’Acajou » (Paris), celle qui est devenue sa compagne dit avoir subi plusieurs violences physiques, dont une fois, lors d’un épisode, où « pour le provoquer, car il m’interdisait de fumer, j’ai allumé une cigarette. Il me l’a prise des mains et me l’a écrasée sur mon épaule à trois reprises », explique-t-elle. « Sous emprise » et « régulièrement rabaissée », elle assure avoir fui l’appartement en 2012, après un nouvel épisode de violences. Cette année-là, le futur chef du Plaza Athénée a remporté le concours télévisé Top Chef.
En avril dernier, trois ex-compagnes de Jean Imbert avaient attesté, dans le magazine ELLE, avoir subi violences psychologiques et, parfois, physiques de sa part, tandis qu’une quatrième confirmait quant à elle jalousie, dénigrements et comportements excessifs. Depuis lors, l’une d’elles, l’ancienne actrice Lila Salet, avait porté plainte en dénonçant « faits de violences dans le cadre conjugal » et « emprise ». Des faits que nie l’intéressé. Une enquête a été ouverte, fin août, par le parquet de Versailles.